Pékin se retire des négociations avec Washington sur le climat

La Chine multiplie les mesures de représailles après la visite de la responsable américaine Nancy Pelosi sur l’île de Taïwan.
Quatre jours après la visite de Nancy Pelosi à Taïwan, la Chine continue de déployer un arsenal de représailles. Vendredi 5 août, Pékin a annoncé son retrait de plusieurs sujets de coopération avec les Etats-Unis, notamment sur le rapatriement des migrants illégaux, le trafic de drogue, mais aussi le climat. Une décision jugée « irresponsable » par Washington, qui estime que Pékin surréagit à la visite de Mme Pelosi. La présidente de la Chambre des représentants est la plus haute dignitaire américaine à s’être rendue à Taïwan depuis vingt-cinq ans, un affront pour Pékin, qui revendique sa souveraineté sur l’île, indépendante et démocratique.
Pékin a aussi annoncé des sanctions plus symboliques contre Mme Pelosi et sa famille, et continue d’effectuer, depuis le 4 août, des exercices militaires de grande ampleur autour de Taïwan. Jeudi, au moins un missile chinois a survolé l’île, une provocation rare. Samedi 6 août, les autorités taïwanaises ont annoncé avoir détecté de « multiples » avions et navires chinois dans le détroit de Taïwan, entre l’île et la Chine continentale. « Certains d’entre eux ont franchi la ligne médiane » qui coupe en deux le détroit, et « sont considérés comme menant une simulation d’attaque contre l’île principale de Taïwan », a indiqué le ministère de la défense taïwanais.



