Céréales: la récolte de blé au Maroc grimperait à 7,5 millions de tonnes
La prévision américaine pour la campagne 2026-2027 table sur un net rebond de la production céréalière marocaine. Le blé progresserait de 114,3 % et l’orge de 152,6 %, sur fond d’extension des surfaces et d’amélioration des rendements.

La récolte marocaine de blé atteindrait 7,5 millions de tonnes lors de la campagne 2026-2027, selon une prévision publiée mercredi 12 août par le service agricole extérieur du département américain de l’Agriculture. Ce volume représenterait un bond de 114,3 % par rapport aux 3,5 millions de tonnes évaluées pour la campagne 2025-2026.
L’organisme américain a, par ailleurs, maintenu inchangée sa nouvelle estimation pour le Maroc par rapport à sa mise à jour de juillet. Cette stabilité d’un mois à l’autre conforte le scénario d’un fort redressement de la production céréalière nationale.
Dans le détail, les superficies de blé sont attendues à 2,8 millions d’hectares, contre 2,2 millions lors de la campagne précédente, soit une progression de 27,3 %. Le rendement moyen passerait, lui, de 1,6 à 2,7 tonnes par hectare, ce qui expliquerait l’essentiel de la remontée attendue.
À elle seule, la combinaison d’une hausse des rendements et d’une extension des surfaces ferait gagner quatre millions de tonnes à la récolte de blé en une seule campagne. Le niveau projeté dépasserait aussi de 5 millions de tonnes celui de 2024-2025, établi à 2,5 millions de tonnes.
Parmi les pays africains individualisés par l’USDA, le Maroc se placerait derrière l’Égypte, créditée de 10 millions de tonnes de blé. Le Royaume devancerait en revanche l’Éthiopie, estimée à 6,8 millions de tonnes, ainsi que l’Algérie, donnée à 4,1 millions de tonnes.
L’orge afficherait une progression encore plus marquée. Le FAS chiffre en effet la récolte marocaine à 2,4 millions de tonnes en 2026-2027, contre 950 000 tonnes lors de la campagne précédente, soit une hausse de 152,6 %.
Les superficies d’orge passeraient de 800 000 à 1,1 million d’hectares, tandis que le rendement moyen évoluerait de 1,2 à 2,2 tonnes par hectare. Là encore, la prévision du Maroc n’a pas été modifiée entre juillet et août.
À ce niveau, la récolte marocaine d’orge approcherait celle de l’Éthiopie, estimée à 2,5 millions de tonnes. Elle dépasserait également celles de l’Algérie, à 2 millions de tonnes, et de la Tunisie, à 700 000 tonnes.
L’avoine resterait, en comparaison, une culture de faible poids dans les tableaux américains. L’USDA retient pour le Maroc une récolte de 10 000 tonnes sur 20 000 hectares, avec un rendement de 0,4 tonne par hectare, des chiffres inchangés à la fois par rapport à la campagne précédente et à la prévision de juillet.
Au total, les récoltes cumulées de blé et d’orge atteindraient 9,9 millions de tonnes, contre 4,5 millions en 2025-2026. Leurs superficies combinées passeraient dans le même temps de 3 millions à 3,9 millions d’hectares, soit un changement d’échelle en une seule campagne.
Pour le blé, l’USDA retient aussi un rendement plus de deux fois supérieur à celui de 2024-2025, lorsqu’il n’atteignait que 1,1 tonne par hectare. Cette comparaison souligne l’ampleur du rebond anticipé d’une campagne à l’autre.




