Détroit d’Ormuz: Le pétrole bondit de 5 %
Les cours du pétrole ont nettement progressé lundi, portés par les craintes du marché autour du détroit d’Ormuz. Le Brent a frôlé les 88 dollars, tandis que le WTI a dépassé les 82 dollars.

Les cours du pétrole ont flambé lundi, dans un marché inquiet des conditions divergentes avancées par les États-Unis et l’Iran pour permettre un déblocage du détroit d’Ormuz. Cette tension a immédiatement poussé les deux grandes références mondiales du brut à la hausse.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur les marchés internationaux, a gagné 4,99 % pour s’établir à 87,72 dollars. Cette progression traduit la nervosité des opérateurs face à une zone jugée stratégique pour les approvisionnements énergétiques.
Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, a pour sa part progressé de 5,05 % à 82,13 dollars. Le mouvement a ainsi touché l’ensemble du marché, des deux côtés de l’Atlantique.
La hausse observée lundi s’explique par les inquiétudes entourant les modalités d’un éventuel déblocage du détroit d’Ormuz. Les positions divergentes des États-Unis et de l’Iran ont nourri les craintes d’une perturbation prolongée dans ce passage maritime hautement sensible.
Pour les marchés, toute incertitude sur la circulation dans cette zone se répercute rapidement sur les prix. Le détroit d’Ormuz reste en effet un point de passage majeur pour le commerce mondial de pétrole.
Dans ce contexte, les investisseurs ont réagi en intégrant une prime de risque plus élevée dans les cours. Cette mécanique a soutenu à la fois le Brent et le WTI au fil de la séance.
Le Brent, souvent scruté comme baromètre international, s’est ainsi rapproché du seuil des 88 dollars. Ce niveau reflète la sensibilité persistante du marché aux tensions géopolitiques dans la région.
De son côté, le pétrole américain a franchi le cap des 82 dollars après une hausse similaire. Là aussi, la progression illustre l’impact direct des incertitudes diplomatiques sur la valorisation du brut.
Les divergences évoquées entre Washington et Téhéran ont donc suffi à raviver la volatilité sur le marché pétrolier. En l’absence de clarification rapide, les opérateurs restent exposés à de nouveaux mouvements brusques.
Cette poussée intervient dans un climat où chaque signal sur la sécurité des routes énergétiques est surveillé de près. Le détroit d’Ormuz concentre, à lui seul, une part importante des préoccupations du marché.




