Famine au Moyen-Orient: Gaza en première ligne

L’Organisation des Nations unies a officiellement déclaré une situation de famine dans le gouvernorat de Gaza, la première du genre au Moyen-Orient. Plus de 500 000 personnes y vivent actuellement dans des conditions décrites comme "catastrophiques" par les experts du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), basé à Rome.
Selon l’ONU, cette crise aurait pu être évitée sans ce qu’elle qualifie "d’obstruction systématique" de la part d’Israël à l’aide humanitaire. De son côté, Israël rejette les conclusions du rapport, affirmant qu’il repose sur "les mensonges du Hamas" et qu’il est "biaisé".
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a rappelé que "priver délibérément des civils de nourriture à des fins militaires constitue un crime de guerre".
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a pour sa part appelé à un cessez-le-feu immédiat, à la libération des otages et à un accès humanitaire complet et sans entrave à la population civile.
Parallèlement, Israël a menacé de détruire Gaza-ville si le Hamas ne se plie pas à ses conditions de paix. Cette annonce a provoqué un climat de panique parmi les habitants.




