samedi 29 août 2026    Marrakech
Presse Internationale

Meta face à la justice américaine : Un accord à 17 milliards de dollars !

Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a conclu un accord avec une cinquantaine d’États américains pour mettre fin à des poursuites liées à l’usage de ses plateformes par les mineurs. Le groupe devra verser plus de 16 milliards de dollars et renforcer les restrictions imposées aux adolescents sur ses réseaux sociaux.

El Mehdi Lamghari ·
Meta face à la justice américaine : Un accord à 17 milliards de dollars !

Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a conclu un accord avec une cinquantaine d’États américains pour mettre fin à des poursuites portant sur l’impact de ses plateformes sur les jeunes utilisateurs.

Le groupe californien devra verser plus de 16 milliards de dollars et mettre en place de nouvelles restrictions concernant l’utilisation de Facebook et Instagram par les mineurs. L’accord vise notamment à répondre aux accusations selon lesquelles les plateformes auraient favorisé l’addiction des adolescents.

Selon des documents cités par la presse américaine, l’accord doit encore être validé par une juge fédérale d’Oakland, en Californie. Il permettrait de mettre fin à un procès ouvert début août, au terme duquel Meta risquait des pénalités pouvant atteindre 200 milliards de dollars.

Les procureurs américains accusaient notamment l’entreprise d’avoir encouragé une utilisation excessive de ses plateformes par les jeunes, d’avoir minimisé certains risques liés aux réseaux sociaux et d’avoir enfreint des règles concernant la protection des données des mineurs.

De nouvelles restrictions pour les adolescents

Selon les termes de l’accord, Facebook et Instagram devraient limiter par défaut le temps d’utilisation des adolescents à deux heures par jour.

L’accès aux plateformes serait également restreint entre minuit et 6 heures du matin, à l’exception de la messagerie. Les notifications seraient désactivées durant la nuit ainsi que pendant les heures de classe.

L’accord prévoit également le masquage des compteurs de « J’aime » et la suppression de certains filtres reproduisant les effets de la chirurgie esthétique. Les parents seraient les seuls à pouvoir modifier ces paramètres.

Le procureur de Californie, Rob Bonta, a salué un accord qui, selon lui, doit permettre de rendre les réseaux sociaux « moins dangereux pour les enfants ».

Cette décision marque une étape importante dans la régulation des plateformes numériques aux États-Unis. Si elle est validée par la justice, elle pourrait également alimenter les débats dans d’autres pays sur la protection des mineurs et l’encadrement de l’usage des réseaux sociaux.

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